À mesure que la banquise estivale de l'Arctique fond, de nouvelles avenues de recherche s'ouvrent... en même temps que se dessinent des perspectives économiques alléchantes pour les pays riverains du pôle Nord. Transformation des écosystèmes, adaptation des communautés nordiques aux changements que subit leur environnement, exploitation des ressources naturelles, contrôle du fameux passage du Nord-Ouest : les spécialistes de tous horizons ne se sont jamais autant intéressés à ce nouveau « point chaud » du globe.

Par Johanne Martin Alors que les uns cherchent à mieux comprendre et à documenter les impacts du réchauffement climatique et de l'augmentation des activités commerciales sur les écosystèmes arctiques, les autres s'attardent aux considérations géopolitiques de ce que certains qualifient déjà de « bataille du Grand Nord ». La disparition rapide de la banquise, qu'elle soit perçue ou non comme une bonne nouvelle, soulève bien des passions. Titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la télédétection de la nouvelle frontière arctique du Canada, Marcel Babin est de ceux qui ont littéralement décidé de « plonger » dans l'étude de cette nouvelle réalité. Pour assurer l'exploitation durable des ressources de la région, la gestion de ses écosystèmes et l'adaptation des peuples du Nord canadien aux changements qui surviennent, il souhaite comprendre ces transformations et l'influence qu'elles exercent sur le milieu. « En m'appuyant sur les plus récentes avancées en télédétection spatiale, mon équipe de recherche et moi nous DOSSIeR | AFFAIReS

Pôle Nord :

nouveau « point chaud » du globe ?

sommes donné le mandat de mettre au point de nouvelles technologies d'observation, de meilleurs modèles numériques des écosystèmes arctiques et des outils d'archivage et d'analyse plus performants pour les nombreuses données issues de la recherche menée dans le Nord », résume d'entrée de jeu le chercheur. À l'aide de flotteurs-profileurs dérivants, de planeurs sous-marins et de sous-marins autonomes équipés de capteurs de pointe, Marcel Babin mesurera les variables les plus pertinentes des écosystèmes arctiques. Grâce à des expériences en laboratoire et à des études sur la biodiversité réalisées au moyen de techniques moléculaires très modernes, les observations qu'il effectuera permettront par ailleurs de mieux comprendre ces écosystèmes et, au bout du compte, de concevoir des modèles diagnostiques et prévisionnels fiables. « Le système intelligent pour l'archivage et pour l'analyse de données qui sera créé - système qui aura la capacité de regrouper et d'organiser les données provenant sePtembre 2010 | PRESTIGE 7

Vous devez télécharger Flash Player


Vous devez télécharger au minimum la version de Flash Player 9

Cliquez ici

Adobe Flash Player Download Center