étaient populaires. À compter de 1965, CHRC diffuse à l'émission À c?ur ouvert de Françoise Larochelle-Roy, où elle fournissait mille et une astuces d?entretien et d?étiquette aux femmes au foyer. Le chapelet en famille S?agenouiller devant l?appareil de radio pour la prière du soir devint une pieuse coutume dans bien des foyers. Ce fut en 1950, à l?initiative de l?archevêque Maurice Roy, que commença à CHRC la diffusion du chapelet, souvent récité par l?archevêque lui-même. La voix du père Victor Lelièvre devint familière aux auditeurs qui pouvaient suivre ses grandes fêtes du Sacré-C?ur. À compter de 1963, on put entendre sur les ondes, d?abord à CJLR, les capsules quotidiennes de «Monsieur le Bonheur» de l'abbé Jean-Marie Brochu. Le matin aux morning men Les heures de grande écoute de la radio étaient traditionnellement en soirée. La télévision les lui subtilisa à compter de 1952. Afin de garder ses annonceurs, la radio, de plus en plus populaire dans les automobiles, cibla le public du matin. Saint-Georges Côté de CKCV fut le premier grand morning man à Québec. En 1970, ce furent les débuts d'André Arthur, à CHRC. Son franc-parler en fit un animateur admiré et controversé. La même année, Robert Gillet devint le morning man à CJRP où il animait Le P'tit Gillet et Les Insolences d'un téléphone. En 1978, Claude Thibodeau devint l?animateur du matin à CJRP. Bonsoir les sportifs! Après avoir acclamé Jean Béliveau au Colisée, les amateurs de sport de Québec suivirent ses exploits sur les ondes de CBV où les Michel Normandin et René Lecavalier décrivaient les matchs des Canadiens. Le premier grand chroniqueur sportif radiophonique de Québec fut Louis Chassé, à la voix rauque, qui entra à CBV en 1952. Sur les ondes de CHRC, Maurice Descarreaux devint son concurrent. Son ton de voix était certes ennuyeux, mais il maîtrisait avec aisance des tonnes de statistiques et se valut le titre de «Monsieur Sport ». Jean Boileau et Guy Lemieux se démarquèrent à CJLR et CJRP. Ce fut Paddy Pednault qui anima la première tribune téléphonique sportive à Québec à CKCV. En 1974, le coloré Marc Simoneau devint journaliste sportif à plein temps à CHRC et quitta la fonction publique. Ce fut d?abord CJRP qui diffusa les matchs des Nordiques en 1972, puis CKCV prit la relève en 1973. Alain Crête allait devenir la voix des Nordiques. 1. 2.

Histoire

CULTURE 1. Claudette Avril, une des belles voix de CHRC dans les années 1960. 2. De Verchères Mercier, le fameux «Monsieur Minuit» de CKCV 3. Le «prince de la radio», Saint-Georges Côté de CKCV, fut le premier grand morning man à Québec. La radio la nuit Pendant longtemps, la radio se couchait vers minuit pour se réveiller à l?aube. L?hymne national clôturait solennellement la programmation de CBV. Au début des années 1960, De Verchères Mercier convainquit son patron et commença à animer à CKCV une émission de musique américaine en début de nuit le week-end. Ce qui lui valut son fameux surnom de « Monsieur Minuit ». Il fallut toutefois attendre aussi tard que 1967 avant d?entendre une première station de Québec diffuser 24 heures sur 24. Ce fut CHRC et son premier animateur nocturne était André Paillé qui se surnommait « le Pierrot de la nuit ». L?émergence du FM Contrairement à ce que plusieurs avaient craint, la télévision n?avait pas sonné le glas de la radio AM qui avait su adapter sa programmation. L?«ennemi» allait graduellement venir de l?intérieur : la bande FM permettant la stéréophonie. En 1963, CHRC faisait de Georgette Lacroix la responsable de la programmation de la nouvelle station CHRC-FM. En 1976, CHRC-FM devenait CHOI-FM. CBV-FM entra en ondes en 1979, comme d?ailleurs CJMF-FM. Les belles années du AM étaient bel et bien terminées. L?avenir appartenait au FM.? 3. Collection Jean-Marie Lebel PRESTIGE SEPTEMBRE 2007 69

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