Sur le podium

Ce n'est pas avant 2004 que le grand coup de foudre se produit. Apprenant l'existence du 24 h Roller Montréal via Internet, l'athlète demande à son frère Dominique s'il a envie de relever le défi avec lui. « On a trouvé des amis pour former l'équipe de 10, sans trop savoir dans quoi on s'embarquait. Étant donné qu'on ne patinait pas réellement vite, on a décidé de s'appeler Les Clowns. On s'est maquillé et on a mis de l'ambiance pendant la compétition. » Même si son équipe termine avant-dernière, dans un peloton de 226 participants, Simon a la piqûre. « J'en tremblais, tellement j'avais aimé ça. Je ne pouvais pas croire qu'il y ait un seul événement du genre pendant l'année. J'en ai parlé à tous mes amis. » Son initiation au 24 h lui fait également comprendre que ses pieds sont bien mal équipés. « Même si j'étais en forme, je me faisais dépasser par plusieurs patineurs comme si je n'avançais pas. Je ne comprenais pas comment ils pouvaient tenir une telle vitesse. Finalement, lorsque j'ai essayé des patins que la compagnie K2 prêtait sur le site de l'événement, j'ai fait mon meilleur tour du 24 h. À ce moment-là, je me suis dit que ce n'était pas moi le problème, mais les patins. » L'année suivante, accompagné de 19 autres clowns, le nouveau passionné de patin à roues alignées arrive un peu mieux © Crédit photo : Mohamed Ariba disposé. « Plusieurs semaines avant le 24 h, j'ai rencontré un collègue qui connaissait bien le sport et qui m'a donné plusieurs conseils pour mieux patiner. Nos deux équipes n'avaient pas encore de stratégie de course pour se reposer et se nourrir, mais on était quand même mieux organisé que la première année. » En 2006, Simon Clément se présente sur le circuit Gilles Villeneuve avec des patins de vitesse moulés sur mesure pour ses

À toute vitesse.net 10

pieds et profite de plusieurs mois d'entraînement supervisé au Club Roller-Montréal. « Je me suis fait des amis dans le milieu, j'ai amélioré ma technique et j'ai fini par patiner deux fois par jour. » L'année 2007 est synonyme de deux pour un pour Simon Clément, alors qu'il devient le directeur du marketing de l'événement auquel il continue de participer. « J'ai toujours eu la fibre entrepreneuriale. Lors de ma première rencontre avec le comité organisateur, je voulais donner un coup de main, mais je me suis fait prendre au jeu. J'ai finalement eu la tâche de trouver des commanditaires et ça s'est super bien passé. C'était avant le début de la crise économique mondiale. » Faisant désormais partie de l'élite du patinage de vitesse à roues alignées au Québec, Clément se rend en France afin de participer au 24 h du Mans, la plus grosse course du monde de la discipline, avec plus de 6000 participants. « En revenant à Montréal, je me suis demandé pourquoi on n'essaierait pas de faire un événement aussi gros. À l'époque, les objectifs de l'organisation étaient de maintenir la qualité du 24 h, sans rêver de projets de grandeur. En 2007, on a même dû fermer les inscriptions avant l'événement, parce qu'on manquait © Crédit photo : Mohamed Ariba d'espace dans nos paddocks. Pendant ce temps-là, je rêvais de pouvoir faire découvrir le sport au plus grand nombre de personnes possible. » Ambitieux, bourreau de travail, généreux de son temps, Simon Clément prend du recul sur son engagement et réalise qu'il en fait trop. « En 2007, j'ai eu un accident, parce que j'étais épuisé. Je n'aurais tout simplement pas dû participer à la course en étant aussi engagé dans l'organisation. À partir

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