Magog et sa région

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S13

Partager sa culture pour s?intégrer

Les Vanden Eynden

font découvrir pain, viennoiseries et chocolats fins à leur entourage

JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG ? Si ce n?était de ce petit accent qu?a conservé Alain Vanden Eynden, on croirait que le chocolatier et sa conjointe, Danielle Lalous, sont des Magogois pure laine. Leur histoire donne sans doute le mode d?emploi pour s?intégrer à une société d?adoption. Propriétaire du commerce Chocolat Vanden Eynden à Magog, le couple s?est installé au Québec en 1982 après avoir quitté la Belgique. Les deux amoureux avaient la jeune vingtaine. Un de leurs deux enfants était déjà né.

«On avait nous-mêmes le besoin de consommer des produits européens. Quand on a commencé avec le Panier à pain à Orford, on pensait aussi à nous.»

«C?est un concours de circonstances qui nous a amenés ici, explique Alain. On avait des amis belges qui s?en venaient au Québec et on a eu le goût de faire comme eux. Au bout de quatre mois, ils sont partis et nous on est restés. On avait choisi Magog pour s?établir parce que j?avais un vieil oncle dans le coin. Il travaillait à la Bijouterie Vaillancourt.» L?homme d?affaires possède une formation en mécanique industrielle et a notamment oeuvré chez Thona et C.S. Brooks dans les années qui ont suivi son arrivée dans la région. Danielle détient pour sa part un diplôme de dessinatrice. Elle a participé à la réalisation des plans du premier schéma d?aménagement de la MRC de Memphrémagog. Après quelques années passées au Québec, désireux de se lancer en affaires, le couple a démarré un commerce, le Panier à pain, dans un petit local situé en plein c?ur de Cherry River. Les clients pouvaient se procurer sur place du pain, des viennoiseries, des pâtisseries et des charcuteries. «Avec ce commerce, on est un peu devenus les premiers, dans le secteur de Magog, à avoir des baguettes de pain et des croissants sept jours par semaine», affi rme Alain. Danielle Lalous reconnaît qu?elle et son conjoint n?avaient aucune connaissance en boulangerie au départ. «Par contre, nos LA TRIBUNE, JEAN-FRANÇOIS GAGNON Propriétaires de deux boulangeries pendant plusieurs années, Alain Vanden Eynden et sa conjointe, Danielle Lalous, exploitent maintenant une chocolaterie. origines européennes faisaient qu?on savait ce qu?est une bonne baguette et des viennoiseries de qualité», note-t-elle. «On avait nous-mêmes le besoin de consommer des produits européens, remarque quant à lui son conjoint. Quand on a commencé avec le Panier à pain à Orford, on pensait aussi à nous.» Preuve qu?ils ont appris rapidement, les clients étaient nombreux à s?arrêter au Panier à pain. «Durant la saison de ski, on se faisait souvent vider le magasin.» Le commerce d?Orford s?installe plus tard dans de nouveaux locaux, puis un volet restauration s?ajoute. Un second Panier à pain ouvre bientôt au centreville de Magog. Les deux commerces emploieront jusqu?à 23 employés. Au terme de 18 années à besogner sans relâche, les deux propriétaires vendent en 2004 le Panier à pain de Magog et celui d?Orford. «Ç?a été une belle expérience. Mais on était devenus fatigués. Je pense qu?on a fait découvrir plein de produits à la population et qu?on était appréciés par la clientèle», souligne Alain. Depuis quelques années, le couple s?investit dans sa chocolaterie, qui fabrique notamment des chocolats fi ns et qui fournit certaines entreprises, telles Bleu lavande et les boulangeries Fanni. «Ce qui m?intéresse dans le chocolat, c?est la création. On peut créer des textures et de véritables oeuvres d?art. La création et l?innovation, j?aime ça», déclare le chocolatier. Puisque les affaires roulent bien, le couple songe sérieusement à un agrandissement de sa chocolaterie, sise entre le village de Cherry River et l?autoroute des Cantons-de-l?Est. «On est encore en pleine possession de nos moyens et on a une expérience pertinente. Ce n?est pas le temps de ralentir», soutient Danielle. Par ailleurs, un retour à la politique municipale est-il envisageable pour Alain, qui a siégé durant quatre ans à titre de conseiller municipal à Magog? Le principal intéressé ne l?exclut pas. Cela dit, il indique que son implication dans sa communauté diminuera de façon importante au cours des deux prochaines années. 289258 Sherbrooke mercredi 9 décembre 2009 - La Tribune S13

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