CONCERTS

CONCOURS MUSICAL C'est l'heure du coup d'envoi du Concours musical international de Montréal, une dixième édition consacrée au piano. Qui succédera aux deux pianistes lauréats antérieurs, Serhiy Salov et Nareh Arghamanyan? Vingt-quatre candidats de 12 pays (8 hommes et 16 femmes), d'une moyenne d'âge de 25 ans, se mesureront en trois étapes. Les quarts de finale auront lieu entre mardi et jeudi à la salle Pierre-Mercure. Les douze demi-finalistes se départageront dans la même salle vendredi et samedi. À l'issue de ces épreuves en récital, les six élus du jury joueront mardi 31 mai et mercredi 1 er juin au théâtre Maisonneuve avec l'Orchestre métropolitain, dirigé par Jean François Rivest. On remarque que les concertos de Prokofiev et Rachmaninov ont particulièrement la cote auprès des candidats cette année. Le 3 juin, un concert de gala à la salle Wilfrid-Pelletier présentera les lauréats. Le concours sera relayé en direct sur le Web par Radio-Canada, l'épreuve finale avec orchestre étant diffusée en direct sur Espace musique. Avant cela, lundi 30 mai, Michel Keable et Mario Paquet feront un résumé des meilleurs moments des épreuves éliminatoires. Le vainqueur du concours remportera un chèque de 30 000 $ et un programme de développement de carrière d'une valeur de 20 000 $. Les portraits des 24 candidats sont visibles sur www.concoursmontreal.ca. Montréal, du 24 mai au 3 juin. Rens.: 514 845-4108, poste 0. Christophe Huss APPASSIONATA L'ensemble Appassionata, dirigé par Daniel Myssyk, présentera jeudi, à Montréal, la 8 e Symphonie de Schubert, l'«Inachevée», dans une version achevée par Brian Newbould. Ce musicologue a complété la partition par un scherzo apparemment composé pour cette symphonie et, en guise de dernier mouvement, par l'Entracte n o 1 de la musique de scène de Rosamunde. Ce mouvement a été suspecté de longue date en tant que finale potentiel de cette symphonie: la clé est la même (si mineur) et l'instrumentation aussi. D'ailleurs, la quête visant à achever l'«Inachevée» remonte au centenaire, en 1928, de la mort de Schubert, mais le travail de Newbould fait autorité sur les travaux antérieurs. Newbould s'est, depuis, fait une spécialité de compléter Schubert et a même reconstitué une potentielle 10 e Symphonie enregistrée notamment par Charles Mackerras. Plus récemment, le Russe Anton Safronov a proposé une autre version de l'«Inachevée» complétée. Lors de ce concert d'Appassionata, Daniel Myssyk dirigera également la Sérénade pour cordes d'Anton Dvorák. Ce concert sera peut-être l'occasion de découvrir cet orchestre de chambre, moins connu qu'I Musici ou que l'Orchestre de chambre McGill. Il est composé d'une quinzaine d'instruments à cordes, auxquels se greffent, au besoin, d'autres instrumentistes. Au Conservatoire de musique (4750, avenue Henri-Julien, Montréal), jeudi 26 mai à 20h. Rens.: www.appassionata.ca ou 514 388-5876. C. H.

CINÉMA

NOUVEAUTÉS

LA SÉLECTION DU DEVOIR À ST-HENRI, LE 26 AOÛT (s.-t.a.: St-Henri the 26 th of August) Documentaire de Shannon Walsh (Québec) THE BEAVER (v.f.: Le Complexe du castor) Drame psychologique de Jodie Foster (États-Unis) HOMME AU BAIN Drame de m?urs de Christophe Honoré (France) KINGS OF PASTRY Documentaire de David O. Russell (États-Unis) LAST NIGHT (v.f.: La Nuit dernière) Drame sentimental de Massy Tadjedin (États-Unis) LA NUIT, ELLES DANSENT Documentaire d'Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault (Canada) LE NOM DES GENS Comédie dramatique de Michel Leclerc (France) PIRATES OF THE CARIBBEAN - ON STRANGER TIDES (v.f.: Pirates des Caraïbes: La Fontaine de Jouvence) Aventures de Rob Marshall (États-Unis) Le Bruit des glaçons ???? Le Bruit des glaçons débute par l'arrivée impromptue d'une tumeur au cerveau envahissante (oui, oui) dans la vie, et la villa isolée, de Charles Faulque, un écrivain en panne de tout, sauf de vin blanc. D'entrée de jeu, un Bertrand Blier (Les Valseuses, Buffet froid, Merci la vie), très inspiré à la mise en scène comme au dialogue, énonce les règles qui régiront son petit théâtre surréaliste. Inquiétante étrangeté, boulevard et pastiche: tout y est, tout fonctionne. L'intrigue emprunte constamment des avenues inattendues dont on suit les méandres séduisants jusqu'au dénouement un brin décevant, mais finalement pas tant que cela, car lumineux et vivifiant, à l'instar des comédiens. Réflexion récursive sur les affres de la création, méditation apaisée sur la mort qui vient et sur le pouvoir guérisseur de l'amour, Le Bruit des glaçons est un grand Blier. Et un grand film tout court. François Lévesque Potiche ???1/2 François Ozon (Swimming Pool) a actualisé avec finesse un boulevard datant de 1977 à l'enjeu principal désuet - l'émancipation d'une bourgeoise SEMAINE DU 21 AU 27 MAI 2011 * 7

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